Published: January 9, 2025
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Thread des lectures de 2025 🤓😼:

1. La maladie le cri de la chair. Havi Carel. Ouvrage phénoménologique sur la maladie très utile pour apposer des concepts sur l'expérience vécue des malades. Peu convaincue par les derniers chapitres sur la mort et la greffe d'organes mais tout de même très intéressant!

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2. L’homme-boîte. Kobo Abe. Étrange petit roman aux aspects labyrinthiques hallucinés sur ces hommes voyeurs qui décident de revêtir des boites en cartons pour pouvoir scruter les autres sans être regardés eux-mêmes

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3. Je vis avec les mains d’un autre. Denis Chatelier. Court récit très accessible du premier greffé des deux mains. Des éléments sur la difficulté de réadaptation après l’amputation puis la tension autour de l’acceptation du membre greffé comme le sien propre

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4. Le nez. Gogol. Classique russe que je ne connaissais pas, il est très court et très rigolo. Par certains aspects il me rappelle Le double de Dostoievski en plus burlesque. Évidemment il faut se demander si le nez perdu est vraiment un nez et pas la métaphore du pénis 😼

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5. La végétarienne. Han Kang. Roman intéressant sur la métamorphose de son héroïne en plante à partir du changement dans son alimentation mais aussi sur la façon dont il présente l’aliénation des femmes en Corée. La première partie avec le pic du mari est juste horrible

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6. Le bateau-usine. Kobayashi Takiji. Agréablement surprise par ce court roman prolétarien japonais qui raconte efficacement le calvaire des pêcheurs de crabe et leur volonté de se révolter. Franchement je le recommande pour qui veut lire sur le travail aliénant du prolétaire

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7. Le patient autonome. Philippe Barrier. Tentative assez intéressante d’application du concept de Canguilhem de normativité à la conscience et l’éthique qui affirme « l’autonormativité du patient ». Plutôt pertinent sur ce que cela construit des relations dans le soin

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8. La Métamorphose. Franz Kafka. Relecture nécessaire pour y dégager une analyse future de la nouvelle autour d’une allégorie de la transitude et de la discorporéité, je n’ai évidemment pas grand chose à dire c’est un vrai chef d’œuvre

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9. Les reins cassés. Lou Kapikian. Témoignage d’une femme atteinte d’une maladie rénale qui explique son parcours des immenses contraintes de la dialyse à la greffe. Très instructif sur les restrictions de liberté pendant la maladie et sur les fossés entre patient et médecin

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10. Le scaphandre et le papillon. Jean-Dominique Bauby. Témoignage remarquable d’un homme atteint du Locked In Syndrome qui raconte sa vie dans cet univers perceptif restreint et pourtant si riche

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11. Le bavard. Louis-René Des Forêts. Véritable expérience littéraire, cette logorrhée à la limite du supportable a cependant pour grande qualité d’être sûrement la meilleure illustration de la vacuité et de l’impasse pour le langage qu’est le bavardage

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12. L’ange et les pervers. Lucie Delarue-Mardrus. Roman sur un.e intersexe qui se dédouble en Marion chez les lesbiennes et Mario chez les homosexuels. Une histoire d’abord très triste mais qui explore les thèmes de la gémellité et du mysticisme de manière intéressante

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13. Mon cœur qui bat n’est pas le mien. Encore un témoignage, d’une greffée du cœur cette fois-ci. Un peu gnagnan mais sincère et pas mal de réflexions sur le rapport à la greffe reçue et à la rééducation post-greffe

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14. Une promenade de santé. Époux Baudelot. Témoignage touchant et très poussé analytiquement sur la situation d’une greffe de rein avec un donneur vivant qui s’avère être le mari de la receveuse

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15. Matérialismes trans. Collectif. Ensemble très inégal d’articles dont l’introduction semblait prometteuse mais où finalement on se retrouve plus en face de présentations vulgarisatrices que de véritables démonstrations conceptuelles. Étonnant que ce bouquin ait une telle aura

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16. L’archiviste de Dublin. Flann O’Brien. Roman très divertissant qui joue avec les figures de Saint Augustin et Joyce en pleine banlieue de Dublin pour donner des débats théologiques truculents qui sont bien appréciables

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17. Renaître au monde. Valérie Petetin. Je suis partagée sur ce bouquin. Il y a des passages très intéressant sur la maladie , la dialyse et surtout la greffe. Mais parfois on se perd dans de la spiritualité qui m’a rendue assez perplexe sans parler du fétichisme pour l’Afrique

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18. Silbermann. Jacques de Lacretelle. Dans une langue brillante l’auteur décrit une amitié particulière entre un juif et un protestant dans la France antisémite du début XXème. De très beaux passages sur la persécution des Juifs mais aussi sur l’ambiguïté morale du narrateur

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19. Après l’identité. Pauline Clochec. Lecture beaucoup plus stimulante que celle de Matérialismes trans. Il y a des concepts très intéressants mais je reste en désaccord avec l’abandon d’une analyse de l’intériorité qui est pourtant essentielle pour une perspective existentielle

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20. L’œil le plus bleu. Toni Morrison. Récit déchirant et parfois très dur à lire mais au style magnifique sur plusieurs fillettes noires qui vivent le racisme, la violence de la vie, le viol et même l’inceste. Cela me donne infiniment envie de m’intéresser plus à l’autrice

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21. Les genres fluides. Clovis Maillet. Ouvrage historique plutôt intéressant qui décrit les parcours de plusieurs saint.e.s trans au moyen âge et leur rapport à la chrétienté. Sans être une véritable archéologie de la transitude c’est déjà une bonne lecture instructive

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22. Balzac et la Petite Tailleuse chinoise. Dai Sijie. Difficile de ne pas y voir dans les prémisses mêmes du roman toute sa dimension contre-révolutionnaire et un peu réac’. Enfin cela se laisse lire sans jamais vraiment marquer l’esprit…

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23. Soleil couchant. Osamu Dazai. Récit crépusculaire de la fin tragique d’une famille noble japonaise à la fin de la WW2, il me confirme dans ma conviction que Dazai est un romancier hors pair qui malgré une tonalité un peu déprimante décrit avec subtilité le desespoir

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24. Être sans destin. Imre Kertész. Roman-témoignage au style parfois déroutant qui met de la distance et joue du pdv naïf de son narrateur adolescent pour nous raconter le quotidien concentrationnaire nazi. Parfois difficile à lire mais j’ai bien aimé

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25. La mort est mon métier. Robert Merle. Dans cette biographie romancée du commandant d'Auschwitz, l'auteur essaye de décrire les conséquences du fanatisme et d'un rapport pathologique au devoir. Très rapide à lire malgré le contenu terrible sur la Shoah

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26. Celui qui revient. Han Kang. En voulant raconter le massacre de Kwangju du 18 mai 1980, l’autrice arrive à manier poésie et hommage à toutes les victimes à travers la multitude de voix qui s’entremêlent pour livrer un narratif dur, parfois déroutant mais très touchant

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27. Avec vue sur l’Arno. E.M.Forster. Roman qui analyse très finement les forces de l’amour et du désir dans un contexte aristocratique anglais décrit avec un ton délicieusement ironique. Il faudrait que je lise plus de cet auteur qui m’a l’air particulièrement talentueux

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28. Siddartha. Hermann Hesse. Roman philosophique orientalisant sur la quête initiatique d’un brahmane qui souhaite se défaire de son Moi et atteindre à l’unité du tout. Pour moi qui ne connaît rien au bouddhisme c’était plutôt instructif bien que cela me semble vulgarisé

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29. Un spécimen transparent. Akira Yoshimura. Dans ces deux nouvelles l’auteur y explore la mort dans ses différentes dimensions. La première est particulièrement gore et la seconde plus onirique mais les deux sont d’une perversité particulièrement notables. J’adore.

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30. Le troisième policier. Flann O’Brien. Encore meilleur et encore plus fou que L’Archiviste de Dublin, l’histoire est plein de rebondissements de plus en plus étranges tout cela accompagné de longues notes sur un philosophe fictif aux théories farfelues. Un classique.

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31. Les mains sales. Jean-Paul Sartre. Je m’attendais à une pièce lourdaude et assommante. Il y a un peu de cela, ce n’est clairement pas du Brecht, mais l’ensemble est tout de même assez dynamique pour être lisible. Disons que pour du Sartre ça va

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