Il y a tellement à dire sur les bobards qui circulent concernant la Roumanie qu’il m’est très difficile de savoir par quoi commencer.
Les imbécilités publiées dans Mediapart, par M. Suc, qui aurait des infos des renseignements roumains auxquelles même le conseil de défense de la Roumanie n’a pas accès ?
Les références cycliques qui font que la presse roumaine cite la presse française, qui se source en fait auprès de la presse roumaine, elle-même infiltrée par les services de renseignements roumains ?
L’infiltration de la presse roumaine (et peut-être des rédactions internationales) par les services de renseignement roumains, au mépris de la Charte Media EU qui invite depuis 2013 les États membres à passer des lois interdisant de telles ingérences du pouvoir exécutif, chose
La reconversion de la Securitate après 89, la façon dont ses membres ont pu garder le pouvoir, les clés de l’économie, et construire une machinerie au service d’elle-même et qui disposerait du plus gros budget d’Europe, supérieur à celui du renseignement français ?
La diplomatie désastreuse de M. Macron, qui après s’être fait virer d’Afrique, va perdre la Roumanie ?
Le régime hybride roumain (d’après le classement de The Economist, la Roumanie est le seul pays de l'UE qui n’est plus une vraie démocratie), où la censure et la persécution des opposants n’agitent guère que le camp souverainiste ?
Le racisme, le mépris de classe et la pauvrophobie du camp dit “pro-européen” ?
La société civile de vitrine qui œuvre en Roumanie, phénomène “hors sol”, sous perfusion de fonds Soros et USAID/NED/OCCRP/UE, qui fournit aujourd’hui à la presse locale les arguments clés de l’enfumage en cours ?
La question de la fabrique de l’opinion publique à grand coups de financements publics et la perspective d’un DOGE européen tel que soulevé par l’Institut hongrois Matthias Corvin suite au rapport de Thomas Fazi (@battleforeurope )?
Le discours "Make Europe Great Again" d’un candidat qui nous est vendu comme étant anti-européen ?
Les malentendus lexicaux, qui permettent d’inquiéter dans les chaumières avec des abus de langage du type “ultranationaliste”, “légionnaire”, “fascisant”, et de ralier la gauche à la dénonciation de “l’anticommunisme des conservateurs roumains”, tout en évitant encore et toujours
La genèse historique du mouvement AUR, alliance du mouvement civique Unioniste, des conservateurs et des opposants au pass-sanitaire, sa réussite à mener des actions sociales - hôpital mobile, logements pour les sinistrés - auprès d’une Roumanie abandonnée par l’État ?
L’introuvable peuple des castors - ces gens qui en France peuvent être facilement mobilisés pour faire élire l’homme de la répression politique du mouvement des gilets jaunes et ses sbires - qui en Roumanie n’existe probablement pas ou plus ?
Le piège dans lequel tombent en France la gauche et la droite, constamment appelées à dénoncer les extrêmes dans le camp d’en-face, pour au final toujours laisser la main au groupuscule d’extrême-caste qui gouverne contre la population ?
La réappropriation par le peuple roumain de sa propre souveraineté et le message que cette "révolte par le vote" porte pour le peuple français, alors que ce dernier va commémorer les 20 ans du référendum sur la constitution européenne, référendum sur lequel les classes politiques
Le problème de gouverner contre les peuples européens à l’heure d’une démocratisation de l’accès à l’information, et la nécessité de revenir aux sources de la légitimité en s’en remettant plus souvent aux électeurs (RIC et, à minima, respect des suffrages exprimés)?
La leçon de patience du peuple roumain et son mode de résistance, ces leaders souverainistes qui ont constamment appelé au calme - alors que le déni de démocratie était si brutal qu’il y avait matière à insurrection - et la question de savoir si la France peut en finir avec le
La solution, aussi imparfaite soit-elle, choisie aux États-Unis, d’assumer une forme d’alliance, même temporaire, des populismes, pour tenter de chasser l’État profond des affaires qui relèvent de la liberté d’expression et du respect de la souveraineté du peuple ?
