Est justifié le licenciement du salarié qui tient des propos à caractère sexuels très déplacés envers une de ses collègues (et sa fille) et dont la liste est invraisemblable... à dérouler 👇 Cour d'appel de Paris, 6 mars 2025, n° 22/04939
- la questionner sur les détails relevant de sa vie privée : s’il y avait quelqu’un dans sa vie, quel genre de sous-vêtements elle portait, - faire des commentaires sur son compagnon et leur sexualité en indiquant qu'il ferait "mieux que lui",
- faire des commentaires sur son physique en lui indiquant qu’elle avait de "belles fesses", une "belle poitrine" puis, qu’elle avait de "grosses fesses" et de "gros seins", - demandé la fréquence de ses relations sexuelles et si elle avait "baisé" durant les week-ends,
- soulevé sa veste pour regarder son chemisier pour voir si elle avait "pris de la poitrine", - lors d’un entretien professionnel, en lui tendant son téléphone, lui avoir montré des photos de son sexe,
- fait des doigts d’honneur et des simulations à caractère sexuel durant des rendez-vous professionnels, - dans le cadre d’une négociation dans son bureau, s'être mis à genoux et lui avoir demandé de l'embrasser,
- un lundi matin, lui avoir déclaré avoir "mal au frein" à force de s'être être "trop masturbé le week-end". Afin de dévier la conversation, elle a alors montré une vidéo de sa fille ayant marqué un panier au basket le week-end,
- il alors indiqué que sa fille "était bonne" et qu'il la "retournerait bien en la mettant à genoux pour tout bien voir et qu'il la doigterait pour lui faire découvrir le plaisir",
- répondre, face à ses refus : "Tu me fais chier, mais ce n’est pas grave, tu vas crever avant moi et je vais venir à ton enterrement pour regarder tes proches et m’en réjouir ", - répondre "dans ton cul" à son SMS "t'es où ?"...
