đ L'article de la semaine Dans lâEurope chrĂ©tienne du Moyen Ăge, la plupart des enfants nâallaient pas Ă lâĂ©cole. La vie Ă©tait dâabord rurale, les enfants aidaient aux champs ou au foyer. Lâinstruction, sommaire, se faisait Ă la maison par les parents, ou... âŹïž
.. chez un maĂźtre pour les apprentis. Seuls les enfants riches ou destinĂ©s Ă lâĂglise recevaient une instruction vĂ©ritable. Ce sont les mĂȘmes qui pourront, dĂšs le 12 siĂšcle, intĂ©grer les universitĂ©s qui apparaissent entre Paris et Salamanque. Chez les Russes... âŹïž
...lâĂ©ducation est surtout religieuse et offerte aux nobles ; en Chine, seule une poignĂ©e dâenfants, des garçons issus de familles aisĂ©es, ont accĂšs Ă lâĂ©cole afin de passer les examens pour gagner lâadministration. Le Japon aura des siĂšcles dâavance : si lâinstruction... âŹïž
...est longtemps rĂ©servĂ©e quâaux moines, samouraĂŻs et nobles, des Ă©coles apparaissent au 17á” siĂšcle oĂč sont enseignĂ©s la lecture, le calcul et la morale confucĂ©enne pour qui le voulait. Le seul endroit, au Moyen Ăge, oĂč lâinstruction scolaire Ă©tait obligatoire a Ă©tĂ©.. âŹïž
..lâAmĂ©rique des AztĂšques. Les garçons avaient le choix entre les Ă©coles enseignant le combat et/ou un mĂ©tier), oĂč les Ă©coles enseignant la religion, lâastronomie et lâĂ©criture. Les filles Ă©tudiaient la religion, mais aussi les travaux domestiques ou la mĂ©decine. âŹïž
Et le monde musulman dans tout ça ? Religion insistant sur le savoir et la transmission, lâislam invite dĂšs ses dĂ©buts Ă lâinstruction des plus jeunes. Si le QurâÄn encourage la quĂȘte de connaissance, le ProphĂšte ï·ș a maintes fois montrĂ© lâexemple en invitant... âŹïž
...ses paires Ă sâinstruire mutuellement, ou en Ă©changeant avec les plus jeunes. TrĂšs vite, dans les grandes villes comme Bagdad, Cordoue ou Damas, lâinstitution Ă©ducative sâorganise alors autour de kuttÄb (Ă©coles coraniques primaires) et des madrasas (Ă©coles supĂ©rieures). âŹïž
Au niveau Ă©lĂ©mentaire, les enfants apprennent le QurâÄn, et donc, lâarabe, la lecture et lâĂ©criture. Dans les madrasas et cercles savants, Ă lâadolescence, lâenseignement se fait plus large : on y apprend le fÄ«qh, le áž„adÄ«th, la rhĂ©torique, la poĂ©sie, parfois la logique.. âŹïž
...lâhistoire, les mathĂ©matiques, et chez certains professeurs, lâastronomie, la mĂ©decine et/ou la philosophie. Câest dans ces Ă©coles que des savants comme al-KhwÄrizmÄ« ou Ibn Rushd (AverroĂšs) vont Ă©voluer. Tous les enfants nây vont pas, et aucune obligation nâincombe... âŹïž
...aux parents. Mais les enfants sont nombreux Ă y aller, surtout en ville. La discipline est stricte, mais le principe de la note est absent, ainsi des devoirs Ă la maison. Une sorte de diplĂŽme vient simplement clĂŽturer une pĂ©riode dâenseignement donnĂ©e dans le supĂ©rieur. âŹïž
Plusieurs heures par jour, assis autour de lâenseignant, les enfants Ă©coutent, rĂ©citent, et Ă©crivent sur des tablettes en bois ou du papier. Dans le Adab al-MuÊżallimÄ«n dâIbn SahnĆ«n, on apprend que durant lâĂ©poque abbasside, les enfants lisaient le matin avant une rĂ©crĂ©ation.. âŹïž
...et devaient Ă©crire lâaprĂšs-midi. Le mardi aprĂšs-midi et le jeudi matin, les garçons corrigeaient ce quâils avaient Ă©crit plus tĂŽt. Le vendredi Ă©tait jour de repos. Les classes dĂ©passaient rarement les 15 Ă©lĂšves. Il Ă©tait recommandĂ© au professeur dâĂȘtre mariĂ© et de... âŹïž
...nâĂȘtre ni trop jeune ni trop ĂągĂ©. Lâinstruction ne se faisait pas quâĂ lâĂ©cole : aprĂšs les kuttÄb (Ă©coles coraniques primaires), il Ă©tait possible dâapprendre auprĂšs dâun Ă©rudit, Ă domicile, ou Ă la mosquĂ©e. LâĂ©tudiant Ă©tait libre de choisir le maĂźtre, la matiĂšre et... âŹïž
...lâhoraire qui lui convenaient. Il dĂ©cidait sâil devait assister Ă une seule classe ou Ă plusieurs : le systĂšme Ă©tant volontaire, sans contrainte. Au 14e siĂšcle, on dĂ©nombre Ă peu prĂšs 73 Ă©coles supĂ©rieures Ă Damas, 41 Ă JĂ©rusalem, 40 Ă Bagdad et 74 au Caire. âŹïž
Dans les institutions les plus grandes, les classes comptent des dizaines dâĂ©lĂšves adultes ; un assistant est lĂ pour rĂ©pĂ©ter le cours aux Ă©lĂšves assis en fond de classe. Si les filles sont rares dans les Ă©coles du monde chrĂ©tien, elles sont courantes dans le monde musulman. âŹïž
Des registres indiquent des classes tenues par des enseignantes, de 10 Ă 20 filles apprenant les sciences Ă©lĂ©mentaires. Lâune des grandes spĂ©cificitĂ©s de lâinstruction scolaire dans le Moyen Ăge islamique rĂ©side aussi dans sa gratuitĂ©. Pas de fournitures scolaires Ă acheter.. âŹïž
..pas de cours Ă payer : les Ă©coles et madrasas sont financĂ©es par des waqf (fondations pieuses), qui prenaient en charge les salaires des professeurs, les copies de livres et parfois le logement des Ă©tudiants. Et pour vous, et vos enfants, la rentrĂ©e sâest bien passĂ©e ? âŹïž
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