Published: September 2, 2025
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📚 L'article de la semaine Dans l’Europe chrĂ©tienne du Moyen Âge, la plupart des enfants n’allaient pas Ă  l’école. La vie Ă©tait d’abord rurale, les enfants aidaient aux champs ou au foyer. L’instruction, sommaire, se faisait Ă  la maison par les parents, ou... âŹ‡ïž

Image in tweet by Sarrazins

.. chez un maĂźtre pour les apprentis. Seuls les enfants riches ou destinĂ©s Ă  l’Église recevaient une instruction vĂ©ritable. Ce sont les mĂȘmes qui pourront, dĂšs le 12 siĂšcle, intĂ©grer les universitĂ©s qui apparaissent entre Paris et Salamanque. Chez les Russes... âŹ‡ïž

...l’éducation est surtout religieuse et offerte aux nobles ; en Chine, seule une poignĂ©e d’enfants, des garçons issus de familles aisĂ©es, ont accĂšs Ă  l’école afin de passer les examens pour gagner l’administration. Le Japon aura des siĂšcles d’avance : si l’instruction... âŹ‡ïž

...est longtemps rĂ©servĂ©e qu’aux moines, samouraĂŻs et nobles, des Ă©coles apparaissent au 17ᔉ siĂšcle oĂč sont enseignĂ©s la lecture, le calcul et la morale confucĂ©enne pour qui le voulait. Le seul endroit, au Moyen Âge, oĂč l’instruction scolaire Ă©tait obligatoire a Ă©tĂ©.. âŹ‡ïž

..l’AmĂ©rique des AztĂšques. Les garçons avaient le choix entre les Ă©coles enseignant le combat et/ou un mĂ©tier), oĂč les Ă©coles enseignant la religion, l’astronomie et l’écriture. Les filles Ă©tudiaient la religion, mais aussi les travaux domestiques ou la mĂ©decine. âŹ‡ïž

Et le monde musulman dans tout ça ? Religion insistant sur le savoir et la transmission, l’islam invite dĂšs ses dĂ©buts Ă  l’instruction des plus jeunes. Si le Qur’ān encourage la quĂȘte de connaissance, le ProphĂšte ï·ș a maintes fois montrĂ© l’exemple en invitant... âŹ‡ïž

...ses paires Ă  s’instruire mutuellement, ou en Ă©changeant avec les plus jeunes. TrĂšs vite, dans les grandes villes comme Bagdad, Cordoue ou Damas, l’institution Ă©ducative s’organise alors autour de kuttāb (Ă©coles coraniques primaires) et des madrasas (Ă©coles supĂ©rieures). âŹ‡ïž

Au niveau Ă©lĂ©mentaire, les enfants apprennent le Qur’ān, et donc, l’arabe, la lecture et l’écriture. Dans les madrasas et cercles savants, Ă  l’adolescence, l’enseignement se fait plus large : on y apprend le fÄ«qh, le áž„adÄ«th, la rhĂ©torique, la poĂ©sie, parfois la logique.. âŹ‡ïž

...l’histoire, les mathĂ©matiques, et chez certains professeurs, l’astronomie, la mĂ©decine et/ou la philosophie. C’est dans ces Ă©coles que des savants comme al-KhwārizmÄ« ou Ibn Rushd (AverroĂšs) vont Ă©voluer. Tous les enfants n’y vont pas, et aucune obligation n’incombe... âŹ‡ïž

...aux parents. Mais les enfants sont nombreux Ă  y aller, surtout en ville. La discipline est stricte, mais le principe de la note est absent, ainsi des devoirs Ă  la maison. Une sorte de diplĂŽme vient simplement clĂŽturer une pĂ©riode d’enseignement donnĂ©e dans le supĂ©rieur. âŹ‡ïž

Plusieurs heures par jour, assis autour de l’enseignant, les enfants Ă©coutent, rĂ©citent, et Ă©crivent sur des tablettes en bois ou du papier. Dans le Adab al-MuÊżallimÄ«n d’Ibn SahnĆ«n, on apprend que durant l’époque abbasside, les enfants lisaient le matin avant une rĂ©crĂ©ation.. âŹ‡ïž

...et devaient Ă©crire l’aprĂšs-midi. Le mardi aprĂšs-midi et le jeudi matin, les garçons corrigeaient ce qu’ils avaient Ă©crit plus tĂŽt. Le vendredi Ă©tait jour de repos. Les classes dĂ©passaient rarement les 15 Ă©lĂšves. Il Ă©tait recommandĂ© au professeur d’ĂȘtre mariĂ© et de... âŹ‡ïž

...n’ĂȘtre ni trop jeune ni trop ĂągĂ©. L’instruction ne se faisait pas qu’à l’école : aprĂšs les kuttāb (Ă©coles coraniques primaires), il Ă©tait possible d’apprendre auprĂšs d’un Ă©rudit, Ă  domicile, ou Ă  la mosquĂ©e. L’étudiant Ă©tait libre de choisir le maĂźtre, la matiĂšre et... âŹ‡ïž

...l’horaire qui lui convenaient. Il dĂ©cidait s’il devait assister Ă  une seule classe ou Ă  plusieurs : le systĂšme Ă©tant volontaire, sans contrainte. Au 14e siĂšcle, on dĂ©nombre Ă  peu prĂšs 73 Ă©coles supĂ©rieures Ă  Damas, 41 Ă  JĂ©rusalem, 40 Ă  Bagdad et 74 au Caire. âŹ‡ïž

Dans les institutions les plus grandes, les classes comptent des dizaines d’élĂšves adultes ; un assistant est lĂ  pour rĂ©pĂ©ter le cours aux Ă©lĂšves assis en fond de classe. Si les filles sont rares dans les Ă©coles du monde chrĂ©tien, elles sont courantes dans le monde musulman. âŹ‡ïž

Des registres indiquent des classes tenues par des enseignantes, de 10 Ă  20 filles apprenant les sciences Ă©lĂ©mentaires. L’une des grandes spĂ©cificitĂ©s de l’instruction scolaire dans le Moyen Âge islamique rĂ©side aussi dans sa gratuitĂ©. Pas de fournitures scolaires Ă  acheter.. âŹ‡ïž

..pas de cours Ă  payer : les Ă©coles et madrasas sont financĂ©es par des waqf (fondations pieuses), qui prenaient en charge les salaires des professeurs, les copies de livres et parfois le logement des Ă©tudiants. Et pour vous, et vos enfants, la rentrĂ©e s’est bien passĂ©e ? âŹ‡ïž

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