Published: September 23, 2025
2
53
99

Le Média est présent aux audiences de comparutions immédiates qui concernent les interpellés du 18 septembre, jour de grosse mobilisation et manifestation nationale. Suivez l’audience dans ce live tweet ⬇️

Image in tweet by Le Média

On commence par L, défendu par Me Marcel. Accusé d’avoir porté des armes blanches (une matraque), et « resisté avec violences » à un agent de police dans l’exercice de ses fonctions « en se débattant lors de son interpellation », et dissimulé son visage lors d’une manifestation

et ayant participé à un groupement en vue de commettre dégradations de biens et en étant membre d’un groupe formé à côté d’une manifestation en vue de lancer des projectiles ;commis des violences le 19/09 sur un fonctionnaire de police avec menace d’une arme (pierres, bouteilles)

C’est une comparution immédiate, l’accusé demande un délais pour préparer sa défense. Le délais est de droit dit le Président. La procureure ne s’y oppose pas.

L est professeur, fonctionnaire, pacsé et a 26 ans, aucun casier judiciaire. Son procès est renvoyé à au delà de 10 semaines, les tribunaux étant surchargés.

La procureure demande si l’accusé était en fonction ce jour là. « Je n’ai pas de cours le jeudi donc je n’ai pas eu besoin de faire grève » répond il

Affaire renvoyée au 17 décembre 2025

Dossier suivant. P, 20 ans, sous contrôle judiciaire, reproché avoir participé à une manifestation porteur d’une arme, dissimulé visage (tour de cou et lunettes piscine) sans motif légitime lors d’une manif accompagné risque troubles, et en connaissance d’un moyen technologique

et refusé de donner le code

P souhaite bénéficier du délais pour préparer sa défense et ne pas être jugé en comparution immédiate

La magistrate demande si P accepte de renoncer à son délais de 10 semaines pour le renvoi et risque mesures de sûreté le temps du renvoi (contrôle judiciaire, assignation résidence…). Il n’est pas sous contrôle judiciaire, rectifie son avocate

La magistrate rappelle que P risque des mesures de sûreté et qu’il est jeune « vous comprenez ? »

P est étudiant et répond aux questions de la magistrate. « Vous êtes entretenu par vos parents ? Vous financez en partie vos études ? »

« Qu’est-ce qui paie votre loyer? » P répond le travail l’été et l’aide de ses parents. Les questions de personnalité s’accumulent. Sur ses examens, ses stages. « C’est dans votre intérêt d’y répondre » assène la magistrate. P avait répondu « comme je vous l’ai dit avant ».

P porte un masque sanitaire en raison d’une fièvre. « Lors de votre interpellation vous n’en n’aviez pas » demande la magistrate

« activités sportives ? Addictions à l’alcool ou aux stupéfiants ? » demande la magistrate. « Vous avez donné très peu d’infos, refusé communiquer code de téléphone, peu parlé lors de l’audition » dit la magistrate

P a fourni des attestations de camarades ou proviseure

Et de professeurs qui expliquent que le matériel retrouvé lors de l’interpellation est lié à ses études (outils d’art)

Le matériel retrouvé : cutter, poinçons, bonnet, lunettes de piscine « Vous sortiez de cour et êtes allé en manifestation ? » « tout à fait » répond P

La proc réquisitionne d’éviter renouvellement de ces infractions et demande interdiction de paraître sur les places Republique et Nation « lieux fréquents de manifestation » et interdiction de participer à toute manifestation

Son avocate se dit « choquée » et dénonce des arrestations arbitraires et préventives et dénonce un dossier « vide »

L’avocate pointe le fait que l’agent interpellateur n’est pas désigné. « Sa tenue n’est pas une preuve d’infraction » « arme de catégorie D? C’est son matériel artistique dont prof et proviseur le disent eux mêmes »

« Il tenait une banderole culture en lutte, il est allé en manifestation avec son sac de cours » « on cherche à faire passer P’pour un individu dangereux. On renverse les personnes qui ont vraiment commis des violences. C’est P qui a subi des violences »

« Il a été traîné au sol, un CRS l’a plaqué, mis sur lui. Il a fait 48h de GAV. C’est beaucoup trop. Je m’oppose à l’intégralité des mesures judiciaires par la proc. On ne peut pas interdire aux gens de manifester et aller place de la république. »

« Il était placé de la nation le 18/09. C’est tout ce qu’on a dans ce dossier. On ne peut pas interdire les gens d’aller manifester »

Mis en délibéré.

Dossier suivant, P a 30 ans, reproché dissimulé visage lors d’une manif accompagné de troubles ou risque ordre public (lunettes, cagoule) ; participer groupement en vue de commettre violences ou dégradations, participer groupe hostile aux FDO en jetant pavés ; violences sans ITT

en jetant pavés en direction police ; résister avec violence à personne dépositaire autorité publique avec 30 jours ITT en se débattant et gesticulant

P souhaite être jugé aujourd’hui

P a gardé silence pendant sa GAV et a contesté la 4e infraction lors des auditions « souhaitez vous vous exprimer aujourd’hui ? Pas obligé mais comment vous vous positionnez ? » demande la magistrate. P : «  je souhaite seulement m’exprimer sur la 4e infraction (rébellion)

car je ne reconnais pas les autres infractions » Les 2 agents dépositaires de l’autorité publique sont présents à l’audience

Share this thread

Read on Twitter

View original thread

Navigate thread

1/31