[1/20] Comment stabiliser la dette publique ? Quel est le bon rythme d’ajustement ? Quels leviers budgétaires mobiliser ? C’est à ces questions ambitieuses que s’attaque la dernière publication @CAEinfo, pour nourrir le débat parlementaire 👇👇👇👇 https://cae-eco.fr/static/pdf/...
[2/20] Sur l’ampleur globale de l’ajustement, nous obtenons un effort total à réaliser de 112 milliards d’euros, dont 82 milliards pour stabiliser la dette (en part de PIB) et 30 milliards pour se prémunir contre la prochaine crise. 👇
[3/20] 112 milliards, c’est le même effort que calculé dans les travaux @CAEinfo de 2024, malgré les efforts déjà consentis dans le budget Bayrou/Barnier. Ferions nous du surplace ?
[4/20] Oui, car les efforts déjà réalisés ont été compensés par une dégradation de la situation macroéconomique – hausse des taux d’intérêts, hausse de la dette par rapport au PIB du fait de la détérioration de la croissance. La route reste donc longue...
[5/20] Nous retenons un horizons de 6 ans, compatible avec nos engagements européens, pour produire la première partie de l'effort budgétaire - c'est à dire pour stabiliser la dette (82 milliards).
[6/20] Comment répartir cet effort dans le temps ? Il semble intuitif de lisser l’effort sur 6 ans, soit 13,6 milliards chaque année (=82/6). En fait, notre modèle montre qu’il est optimal de faire beaucoup plus d’efforts au début : 27 milliards la première année !
[7/20] Pourquoi faire plus d’effort au début ? Cela découle de l’analyse coûts-bénéfices Faire 1 point de PIB de consolidation cette année ou dans cinq ans a le même impact sur le PIB via les multiplicateurs macros => les coûts sont constants...
[8/20] ...mais faire 1 point de PIB de consolidation cette année a cinq fois plus d’effets sur la dette accumulée que de le faire dans cinq ans => les bénéfices sont plus importants quand on agit rapidement. Conclusion : consolidons plus en première année, moins ensuite
[9/20] Le débat sur l'ampleur de l'effort pour 2026 est et sera très politique : nous apportons ici des arguments économiques sur lesquels nous devrions tous pouvoir largement nous accorder...
[10/20] Le Focus présente aussi une discussion de la prise en compte du tendanciel, qui à moyen terme est de l’ordre de 0,2 point de PIB paran, soit 6 milliards d’efforts supplémentaires chaque année 👇
[11/20] Comment atteindre les 27 milliards en première année et les 82 milliards en 6 ans ? Nous proposons un travail de chiffrage de 170 mesures, dont : - 108 milliards du côté des dépenses - 111 milliards du côté des recettes - 45 milliards via des réformes structurelles
[12/20] Ce travail de chiffrage est un travail de fourmi inédit, consistant à exploiter et synthétiser toutes les sources publiques disponibles – notamment des revues de dépenses Cour des Comptes et IGF, et des travaux Insee, IPP, OFCE et CAE, parmi d'autres sources.
[13/20] Il s'agit de donner les bons ordres de grandeur sur tous les sujets budgétaires ou presque, et de rendre tous les chiffrages aisément accessibles aux acteurs du débat : cela n’avait jamais été fait.
[14/20] Notre démarche est volontairement descriptive et non prescriptive : il ne s’agit pas de prendre parti sur le bon équilibre entre recettes, dépenses et mesures structurelles, mais d’éclairer le débat parlementaire, avec des chiffrages réalistes et prudents
[15/20] Tout y passe dans notre travail de synthèse : dépenses de l'Etat, de la sécurité sociale, des collectivités, impôts sur le revenu, la patrimoine, la consommation, fraudes sociales et fiscales, leviers structurels...
[16/20] Au global, on voit qu’il n’existe pas de mesure magique générant des dizaines de milliards d’euros d’économies. C’est bien un cocktail de mesures qu’il faut concevoir, à géométrie variable selon les préférences collectives 👇
[17/20] Des mesures pour réduire le chômage, augmenter la productivité et le taux d’emploi ne permettraient pas seules de résorber le déficit, mais auraient des effets budgétaires très impotants : ne laissons pas disparaître cet agenda, car la consolidation se joue à long terme
[18/20] Ce travail n'est qu'une première étape, qui pour chacune des mesures devra être complété par une analyse des effets redistributifs (par micro-simulations) et macroéconomiques (hétérogénéité des multiplicateurs). Nous y travaillerons !
[19/n] En somme, nous offrons avec ce Focus à la fois un cadre macroéconomique et une base de chiffrages budgétaire transparente, au service du débat parlementaire et de tous les acteurs et observateurs des finances publiques
[20/n] La base de données avec toutes les mesures sera en ligne d'ici la fin de journée, et nous sommes très preneurs de tous vos commentaires pour améliorer les chiffrages ou compléter la liste de mesures 🙏🙏🙏
[10/n]
@XJaravel @sc_cath @CAEinfo On a plus vite fait de se protéger de la dévaluat. inéluctable de notre argent que de croire que la dette peut être maîtrisée alors que ts les partis depuis 40 ans se font élire en promettant plus de dépenses pr untel ou untel plutôt que de les rationaliser… @philippeherlin
@XJaravel @ecallefipeco @CAEinfo Enfin une réponse argumentée à la debilo zucmania 👍






